Les décideurs du METI, “Mouvement des Entreprises de Taille Intermédiaire” – Le Figaro – 18 mai 2015

COVID-19-19

TRAVAILLER ET PRODUIRE EN FRANCE. LE PLAN DE RELANCE DES ETI

Alors que le Gouvernement travaille au plan de relance économique suite à la crise née de la pandémie de COVID-19, le METI dévoile ses propositions et plaide pour une réforme structurelle d’envergure pour restaurer la compétitivité du tissu industriel français et les conditions du « travailler et produire en France ». Pour les ETI, la relance doit passer par une mesure phare : une baisse franche des impôts et taxes de production à hauteur de 30 milliards d’euros.

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[BFM BUSINESS] Relance économique: le METI présente ses propositions

Le lundi 29 juin, Philippe D'Ornano, président du METI et de Sisley est revenu sur les propositions du mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI) afin de s'attaquer au déficit structurel de compétitivité de l'économie française dans l'émission Inside présentée par Karine Vergniol et Stéphanie Coleau. 

Publie via BFM BUSINESS le 29 juin 2020

COVID-19-19

[Communiqué de presse] Travailler et Produire en France. Le plan de relance des ETI

Alors que le plan de relance annoncé par le Gouvernement est en cours d’élaboration, le Mouvement des Entreprises de Taille Intermédiaire (METI) dévoile aujourd’hui ses propositions et plaide pour une réforme structurelle d’envergure pour restaurer la compétitivité du tissu industriel français et les conditions du « travailler et produire en France ». Pour les ETI, cette relance doit passer par une mesure phare, une baisse franche des impôts et taxes de production à hauteur de 30 milliards d’euros.

En cette période de crise, les ETI, locomotives du tissu industriel français, risquent de rester à quai

La crise économique provoquée par la crise sanitaire n’en est qu’à ses prémices. Si son impact est encore difficile à évaluer, les ETI subissent de plein fouet le coup porté à l’activité économique par deux mois de confinement : elles anticipent une baisse de chiffre d’affaires de l’ordre de 20% en 2020.
Les ETI, acteurs des territoires qui oeuvrent à maintenir des milliers de salariés dans l’emploi, jouent régulièrement un rôle d’amortisseur en temps de crise. Pourtant, leur résilience est aujourd’hui mise au défi par la crise inédite que traverse le pays et qui risque de les affaiblir durablement.

Pas de relance sans compétitivité
A l’heure où le pays aspire à une relance rapide, le METI appelle à une prise de conscience collective : la reprise ne se fera pas sans les 5 400 entreprises françaises de taille intermédiaire, qui représentent 25% de l’emploi en France, 34% des exportations et 30% des investissements privés.

Or, ces dernières sont particulièrement exposées au déficit historique de compétitivité de la France en matière de fiscalité. Plutôt qu’une succession, certes nécessaire mais parfois illisible, de plans sectoriels, elles plaident pour une réforme structurelle d’ampleur et un vrai choc de compétitivité.

C’est pourquoi leur plan de relance est construit autour d’une mesure phare : une baisse franche des impôts et taxes de production prélevés annuellement, à hauteur de 30 milliards d’euros, pour réaligner la France sur la moyenne européenne.

C’est la priorité, alors que ces impôts sont actuellement sept fois plus élevés en France qu’en Allemagne, et rendent la production prohibitive.

En temps de crise comme celui-ci, il n’est plus possible de faire perdurer cette anomalie fiscale française consistant à ne taxer que les entreprises qui produisent en France.

La « dette utile », un investissement plutôt qu’un pansement

Cette réforme représente pour l’Etat et l’ensemble du tissu économique français un investissement nécessaire pour protéger les emplois et les savoir-faire des territoires, pour redonner les marges qui permettront à toutes les entreprises d’innover et d’investir, pour vitaliser les exportations et la croissance des PME.

C’est donc une « dette utile » pour que renaisse une industrie inventive en mesure de relever les défis sanitaires, écologiques et technologiques de la période actuelle.

Cette priorité revendiquée par les ETI est en réalité une ambition collective qui concerne l’ensemble du tissu entrepreneurial et industriel français, avec pour objectif collectif de promouvoir et de préserver le « travailler et produire en France ».

« Alors que la crise sanitaire cède peu à peu le terrain à la crise économique et sociale, que les mesures d’urgence laissent progressivement place à des mesures de relance, il est crucial de poser le bon diagnostic. Nous plaidons pour une relance productive, un choc de compétitivité de 30 milliards d’euros qui permettra au pays de rebondir. L’enjeu est de taille : préserver et développer durablement nos industries et nos services, nos savoir-faire et nos emplois. Il s’agit d’enrayer la désindustrialisation française et le déclin des territoires. » déclare le co-président du METI, Frédéric Coirier.

Contact presse du METI :
Cécile Pochard – Agence PPR
cecile.pochard@pprww.com
+33 (0)1 56 03 12 95 // + 33 (0)6 26 39 83 72

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[Le Figaro]Pas de relance sans compétitivité

Le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI) signe pour Le Figaro, avec 113 dirigeants d'ETI, une tribune pour réclamer une baisse des impôts de production en France.

«La crise économique provoquée par la crise sanitaire n'en est sans doute qu'à ses prémices. Si son impact est encore difficile à évaluer, les dégâts sont d'ores et déjà sensibles dans nos entreprises. Acteurs des territoires, partenaires des TPE et PME comme des grands groupes, les ETI subissent de plein fouet le coup porté à l'activité économique par deux mois de confinement. Les conséquences sont déjà là : recul sévère du chiffre d'affaires de l'année, situation critique de la trésorerie, risques prononcés de défaillances parmi clients et sous-traitants.

À cette réalité s'ajoute le manque de visibilité sur le scénario de reprise, flou, indécis, soumis aux incertitudes de la lutte contre l'épidémie et à d'innombrables réalités territoriales et nationales différentes, qui bousculent toute la chaîne économique.

La dureté du constat ne signifie pas le renoncement à faire front. Les ETI ont le plus souvent tenu le choc et prouvé leur capacité de dépassement. Mais ne nous y trompons pas : quelle que soit l'ampleur des plans de relance, le rebond de notre économie n'aura lieu que si nous nous attaquons à notre déficit structurel de compétitivité, raison profonde du décrochage français.

L'impuissance d'un pays désindustrialisé, que les Français ont découvert lors du confinement, est bien connue de nos entreprises qui n'ont cessé d'alerter depuis des décennies les pouvoirs publics. En dépit des réformes engagées ces dernières années, la France reste le champion de l'OCDE en matière de taxation des entreprises. Mais ce que l'on sait moins, c'est que cette taxation est centrée sur l'activité et le travail sur le territoire français. Cette situation absurde, scandaleuse et méconnue a des conséquences désastreuses sur nos emplois et nos savoir-faire industriels.

Cette fois-ci, les subventions et les plans sectoriels ne suffiront pas. Alors que les Français appellent à la relocalisation de l'industrie, engageons une relance productive à même de restaurer durablement les conditions du «travailler et produire en France».

Cette relance productive passe par le réalignement des impôts de production sur ce qui se pratique en Europe. C'est LA priorité. Il ne s'agit pas d'un cadeau: ces impôts sont sept fois plus élevés en France qu'en Allemagne et rendent la production presque prohibitive. En ne taxant que les entreprises qui produisent en France, ils constituent des droits de douane à l'envers ; et parce qu'ils sont basés sur le foncier, les salaires et les investissements, ils sont toujours dus, que l'entreprise réalise des bénéfices ou pas. Seule une baisse franche, à hauteur de trente milliards d'euros, nous replacerait dans la moyenne européenne.

Cette réforme majeure aurait un effet d'entraînement rapide sur l'ensemble du tissu économique français, sur la qualité de nos produits et la vitalité de nos exportations, sur la croissance de nos PME… Elle rendrait nos territoires à nouveau attractifs, y compris ceux qui ont payé le plus lourd tribut de la désindustrialisation. Pour ne pas grever la capacité d'investissement des territoires dans le contexte actuel, le METI propose dans son plan de relance que cette baisse d'impôts de production soit assumée par l'État. Celui-ci garantira à l'euro près aux collectivités le niveau de leurs ressources de 2019 pour deux ans. Deux ans mis à profit pour proposer des solutions pérennes pour la compétitivité des territoires qui pourront s'appliquer dès le prochain quinquennat.

Cette réforme est un vrai investissement qui générera un retour durable. Son financement reposera en partie sur de la dette, mais de la dette utile. Utile pour protéger les emplois et nos savoir-faire. Utile pour redonner les marges qui nous permettront d'innover et d'investir dans nos équipes autant que dans nos usines. Utile pour que renaisse une industrie inventive en mesure de relever les défis sanitaires, écologiques et technologiques de notre temps».

Liste des 113 signataires

Muriel Acat (PROVA) ; Stéphane Bailly (CAR Avenue) ; Paul Bazireau (Charier) ; Marc-Henri Beausire (Le Coq Sportif) ; Alain Beck (ACMi) ; Vincent Bedoin (LACROIX Group) ; Charles Belanger (CHAMPION ENTREPRISES) ; Thimothée Belanger (LE CAILLEBOTIS – DIAMOND) ; Hymane Ben Aoun (Teaminside Group) ; Pierre-Etienne Bindschedler (SOPREMA) ; Patricia Bouchard (SODEBO) ; Serge Boutry (AIRFLUX) ; Jacques Braun (Groupe Waterair) ; Pierre-Olivier Brial (Manutan) ; Maximilien Carré (GROUPE CARRÉ) ; Philippe Cazenave-Péré (LEGALLAIS) ; Philippe Chêne (Winncare) ; Frédéric Coirier (POUJOULAT) ; Olivier Colleau (Kiloutou) ; Damien Colombot (Baudin Chateauneuf) ; Luc Darbonne (DAROME/DAREGAL) ; Franck Davoine (SMAC) ; Hubert de Boisredon (Armor) ; Damien Destremau (CHEREAU) ; Christian Dewavrin (Dewavrin Cosmetics) ; Nicolas Dmitrieff (CNIM) ; Guillaume d'Ocagne (Groupe DUBOIS) ; Olivier Dolbeau (France Air) ; Philippe d'Ornano (SISLEY) ; Christophe Dubois (SeD " Supply Chain Solutions") ; Elizabeth Ducottet (Thuasne) ; Hugues Duhamel (DUHAMEL LOGISTIQUE) ; Pascal Dupont (DUPONT RESTAURATION) ; Jean-Charles Duquesne (LA NORMANDISE) ; Thibault Durieu (DURIEU) ; Patrick Esnault (MEDIASCIENCE) ; Tristan Farabet (Groupe Pochet) ; Didier Fegly (GROUPE SACRED) ; Laurent Fiard (VISIATIV) ; Laurent Frayssinet (Média6) ; Jacques Frenehard (FRENEHARD&MICHAUX) ; Jean-Marie Fulconis (TLD GROUP) ; François Gagneraud (Groupe GAGNERAUD) ; Georges Gaspard (LYRECO) ; Pierre Gattaz (RADIALL) ; Thierry Gisserot (Ophiliam) ; Arnaud Gobet (Innothera) ; Sylvie Grandjean (Redex) ; Emmanuel Gravier (RESOELEC) ; Philippe Grodner (SIMONE PERELE) ; Marcel Guigal (E.GUIGAL) ; Matthieu Hede (FMH GROUP) ; Nelly Hemmo-Haladjian (Groupe HALADJIAN) ; Thierry Herbreteau (PETERS SURGICAL) ; Jean-Philippe Hubin (Somater) ; Sébastien Huron (VIRBAC) ; Marc Jammot (COMPIN FAINSA GROUP) ; Kaci Kebaïli (BBL Group) ; Flavien Kulawik (KLB group) ; Christian Lainé (PAEONIA/Laboratoire RIVADIS) ; Thibault Lanxade (JOUVE); Jean-Guy Le Floch (ARMOR MUX) ; Hervé Lecesne (Nactis Flavours) ; Jean-François Lécole (KATALYSE) ; Pierre-Jean Leduc (DEDIENNE GROUP) ; Olivier Legrand (REVIMA GROUP) ; Jeanne Lemoine (Groupe Lemoine) ; Stanislas Lemor (Groupe STEF) ; Frédéric Lescure (SOCOMORE) ; Georges Lingenheld (Groupe Lingenheld) ; Nicolas Lintz (Sovec) ; Pierre Luscan (ALBEA GROUP) ; Alain Mandine (OCIS) ; Vincent Martin (ROGER MARTIN) ; Franck Mathis (MATHIS) ; Thomas Meyer (SOCAPS) ; Pascal Nadobny (ADDEV MATERIALS) ; Fabien Napolitano (IX-Blue) ; Jean-Marie Nusse (EXACOMPTA CLAIREFONTAINE) ; Jean-Charles Parisot (P3G) ; Vincent Paul-Petit (Clestra) ; Jean-Louis Pech (ACTIA) ; Frédéric Peduzzi (Livio) ; Jérôme Perrod (Buffet Crampon) ; Emmanuèle Perron (Groupe NGE) ; Jean-Luc Petithuguenin (PAPREC) ; Christian Pin (HOWDEN SOLYVENT-VENTEC) ; Stephane Regnault (Vygon) ; Marc Rocagel (Options) ; Jean-Emmanuel Rodocanachi (Groupe GRANDIR) ; Pierre Rousseau (RAPIDO GROUP) ; Bruno Russo (ESARIS INDUSTRIES) ; Olivier Schiller (SEPTODONT) ; Jean-Thomas Schmitt (Heppner) ; Bruno Schoch (Groupe BEL) ; Karine Schrenzel (3 SUISSES France / SHOPINVEST) ; David Simonnet (Groupe AXYNTIS) ; Olivier Tardy (CIFE - Groupe ETPO) ; Sabine Tertre (AIR SUPPORT) ; Antoine Thebault (Groupe Thebault) ; Patrick Thelot (SOFINORD) ; Jean-François Tivoly (TIVOLY) ; Gilles Treuil (Groupe TREUIL) ; Luc Triboulet (Clinifutur) ; Arnaud Vaissié (International SOS) ; Thierry Vallee (Groupe Vallée) ; Patrick Vandromme (HEXAOM) ; Emmanuel Vasseneix (LSDH) ; Olivier Verley (ACTEO THEOLAUR) ; Jacques Verlingue (Verlingue) ; Pierre-Anthony Verspieren (Verspieren) ; Anne Vetter-Tifrit (VELUM), Emmanuel Viellard (Lisi Group)

Publie via Le Figaro le 27 juin 2020