Longtemps restées isolées et sous le radar des politiques publiques, les ETI se rassemblent en clubs régionaux pour peser dans le débat.

Le 21 janvier dernier, Emmanuel Macron recevait 500 dirigeants d’entreprise de taille intermédiaire à l’Elysée pour lancer la stratégie Nation ETI. Dans cette dynamique, des clubs les fédérant en région vont voir le jour d’ici dix-huit mois. Agnès Pannier-Runacher a quant à elle entamé son « Tour de France des ETI » pour donner de la visibilité à ces entreprises et renforcer les synergies avec les collectivités territoriales.

C’est un patient travail de lobbying qui commence à porter ses fruits. La consécration de 500 dirigeants d’ETI à l’Elysée en janvier est l’étape la plus visible de l’action du Mouvement des entreprises intermédiaire (Meti), l’organisme qui défend les intérêts des ETI. Mais c’est en région que la partie immergée de l’iceberg se trouve. Depuis cinq ans, ces entreprises qui emploient entre 250 et 4 999 salariés, commencent à se réunir en club à l’échelle régionale. Un moyen pour ces ETI de sortir de l’isolement et de faire entendre leur voix. Car elles en ont gros sur le cœur.

« La France a toujours dirigé ses politiques en faveur des grands groupes, ou plus récemment envers les start-up », regrette Pierre-Olivier Brial, PDG de Manutan, une ETI...

Publie par Cécile Lemoine
L'Opinion le 2 mars 2020