[BFM Business] Le co-président du METI invité de la grande interview dans Good Evening Business

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[L’Opinion] Crise énergétique : « Une vraie déferlante pourrait s’abattre sur toute l’industrie française début 2023 »

Le « confinement énergétique » est plus lourd de menaces que le précédent et appelle des solutions proportionnées à l’enjeu, s’alarment les co-présidents du METI, Frédéric Coirier et Philippe d'Ornano.

Début septembre, le METI redoutait de voir 7% des ETI stopper leur activité en raison de la flambée de l’énergie, où en est-on ?

Frédéric Coirier : La situation s’est hélas aggravée. Nous prévoyons qu’une ETI sur deux ralentisse son activité et il est probable qu’une sur dix l’arrête complètement. Ce troisième trimestre est l’un des plus mauvais que les ETI aient connus depuis 2009, pour l’emploi et les investissements. Avec une énergie cinq, dix, parfois vingt fois plus chère et l’inflation des coûts de production, des dizaines d’ETI hier solides et en pleine croissance sont aujourd’hui menacées de faillite, en particulier dans l’agroalimentaire, la chimie, la métallurgie, la plasturgie, les transports…

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Publié par L'Opinion le 27 octobre 2022

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[Monde des Grandes Ecoles et des Universités] Performance des ETI : on vous dit tout !

L'ETI allie avec agilité enjeux économiques, sociaux et territoriaux. Cette entreprise familiale, plutôt régionale, dont le champ opérationnel est mondial, oscille entre la « presque PME » et le « presque grand groupe » sans pour autant être une multinationale apatride. Décryptage de ses secrets de performance.

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« Grâce à l’actionnariat familial, elles ont une plus grande liberté de penser et agir sur le long terme et peuvent se permettre de faire des diversifications plus lointaines. Elles ne mettent pas tous leurs œufs dans le même panier pour pouvoir traverser les tempêtes » donne comme exemple l’enseignant. Des tempêtes comme la crise Covid. « Agiles, les ETI sont des structures sans carcan qui savent s’adapter. Pendant la crise Covid, elles ont fait office d’airbag en continuant de faire vivre les écosystèmes locaux » rappelle Sylvie Grandjean, vice-présidente du METI.

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Publié par le Monde des Grandes Ecoles et des Universités le 19 octobre 2022

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[BFM Business] Olivier Schiller invité de Good Morning Business le 20/10

Olivier Schiller, vice-président du METI et président du groupe Septodont, était l'invité de Laure Closier et Christophe Jakubyszyn dans Good Morning Business sur BFM Business jeudi 20 octobre 2022.

Il a appelé le Gouvernement à maintenir un dispositif d'aides à l'apprentissage aussi incitatif que possible, le dispositif actuel arrivant à échéance le 31 décembre 2022. Les ETI se sont en effet massivement saisies des aides mises en place durant la crise COVID, qui leur ont permis de recruter sur l'ensemble du territoire des jeunes aux profils diversifiés répondant à leurs besoins de recrutement. L'accès aux compétences est en effet un défi important pour les ETI, et l'apprentissage un levier majeur pour le faciliter.

Le soutien à l'apprentissage sera d'autant plus crucial dans un contexte où l'explosion des prix de l'énergie menace l'activité de très nombreuses ETI et fait redouter des conséquences en cascade sur l'ensemble du tissu économique si rien n'est fait pour permettre aux entreprises de se fournir en énergie à des prix compétitifs en 2023. Olivier Schiller a ainsi illustré l'ampleur de l'impact de cette nouvelle crise sur les ETI.

Publié par BFM Business le 20 octobre 2022

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[Financement] Baromètre Palatine-METI du financement des ETI #7

Les difficultés s’intensifient et affectent l’activité
Sans surprise, les difficultés conjoncturelles se font sentir de façon croissante et la crise énergétique menace désormais l’activité des ETI. Les tensions sur l’offre (hausse des prix, pénuries, manque de main d’œuvre) concernent plus de 9 ETI sur 10 et ont un impact fort ou modéré sur leur activité, leur trésorerie et leur rentabilité. Pour plus de 7 ETI sur 10, ces difficultés ont aussi un impact sur les projets d’investissement. Concernant l’énergie, 1 ETI sur 2 anticipe une augmentation de sa facture énergétique de plus de 50% en 2022 par rapport à 2021 et de plus de 100% en 2023. Seules 9% des ETI concernées sont en capacité de répercuter totalement ces hausses sur leurs prix de vente. Dans le cas où les hausses persisteraient voire s’amplifieraient, 53,5% des ETI risquent de devoir diminuer leur activité et 7% de devoir l’arrêter. L’année 2023 se présente donc comme un saut dans l’inconnu pour un grand nombre d’entreprises.
 
Les hausses de coûts fragilisent la situation financière des ETI
Même si elle n’est pas alarmante, la situation financière des ETI continue de se fragiliser. Plus de 4 ETI sur 10 ont connu une dégradation de leur trésorerie sur un an, soit 15 points de plus qu’en juin dernier. Ainsi, le recours aux lignes de crédit court terme augmente sensiblement (43,2% vs. 30,6% en juin). L’endettement suit la même tendance : la part des ETI affichant une dégradation de leur endettement net total sur un an s’élève à 31,6% (vs. 23,3% en juin). 12% des ETI ayant obtenu un PGE éprouvent ou anticipent des difficultés à le rembourser (vs. 9% en juin). Un tiers des ETI ont connu une dégradation de leur rentabilité d’exploitation au S1 2022 (vs. 20% au S2 2021). Sans doute portée par un chiffre d’affaires orienté à la hausse sur un an pour 3/4 des ETI, la confiance des dirigeants dans les perspectives pour leur entreprise à 6 mois est comparable au trimestre précédent, à 62,7%.
 
Les projets d’investissement résistent pour l’instant
Preuve d’une vision de long terme, les projets d’investissement des ETI se maintiennent en 2022 : 2/3 des ETI ont au moins un projet de croissance organique (vs. 60% en juin), qu’elles financent avec leurs ressources propres pour 57% d’entre elles. Plus de 55% ont au moins un projet de croissance externe (vs. 53% en juin), qu’elles financent en recourant à l’endettement pour plus des 2/3 d’entre elles. Ces projets, qui concernent majoritairement la France, devraient générer au moins 50 emplois pour 1 ETI sur 3 environ. À noter également, les ETI sont toujours convoitées par les investisseurs : 4 sur 10 ont été approchées pour une prise de participation ou un rachat depuis le début de l’année. Par ailleurs, 1 ETI sur 5 nourrit actuellement un projet de recomposition capitalistique (notamment : ouverture de capital).
 
Patrick Ibry, directeur général délégué, Banque Palatine :
« Dans un contexte où les entreprises doivent faire face à des événements exceptionnels d’ordre économique et géopolitique, les ETI françaises font preuve de résilience. Preuve en est, les projets d’investissements et de croissance externe portés par les ETI françaises progressent à nouveau. Ces projets favoriseraient l’emploi en France puisqu’ils pourraient générer jusqu’à 50 emplois pour 1 ETI sur 3. Autre preuve de résilience, l’attractivité des ETI françaises qui sont toujours convoitées par les investisseurs. 4 ETI sur 10 ont été approchées pour une prise de participation ou un rachat. Plus que jamais, les dirigeants d’ETI démontrent leur capacité d’adaptation en s’appropriant l’adage cher à l’historien Yuval Noah Harari "Chaque crise est aussi une opportunité". »
 
Frédéric Coirier, PDG du groupe Poujoulat et co-président du METI :
« L’inquiétude domine au sein des ETI en cette rentrée de septembre. L’accumulation des tensions sur l’offre avec, en particulier, l’explosion des prix de l’énergie dégrade autant la situation financière que les perspectives des entreprises, avec une forte pression sur les marges. Les projets d’investissement se maintiennent à un niveau satisfaisant en 2022 mais l’horizon s’assombrit fortement pour l’année prochaine, plus de la moitié des ETI anticipant une réduction de leur activité si les prix de l’énergie n’amorcent pas une décrue. 2023 s’apparente aujourd’hui à un vrai mur énergétique. »