[Covid-19] Enquête flash – Suivi de l’impact sur les ETI #5

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[Option Finance] Projet de loi de finances 2023 – Un budget plutôt favorable aux entreprises

Présenté fin septembre en Conseil des ministres, le projet de loi de finances pour 2023 ne réserve pas de grande surprise pour les entreprises. Mais en dépit d’un contexte difficile pour les finances publiques, elles vont bénéficier d’un allègement fiscal non négligeable, avec la suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Cette bonne nouvelle pourrait être contrebalancée par la taxation des surprofits de certains grands groupes, réclamée par la gauche et par des députés de la majorité. Toutefois, un très petit nombre d’entreprises seraient concernés. Les craintes d’un coup de rabot sur le crédit d’impôt recherche persistent par ailleurs.

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« Les impôts de production grèvent les marges, qui sont fortement affectées par l’évolution économique mondiale, souligne Frédéric Coirier, co-président du Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI), et PDG du groupe Poujoulat. Sous l’effet de la hausse des prix des matières premières, de l’énergie, et des composants électroniques, les ETI vont perdre 3 points de marge cette année. Aussi la suppression de la CVAE est-elle bienvenue. » Les entreprises industrielles seront particulièrement gagnantes.

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Publié par Option Finance le 26 août 2022

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[DAF Mag] Comment se portent les ETI françaises après la crise COVID ?

Les ETI avaient su bien rebondir après la crise de 2008, en créant plus de 335.000 emplois entre 2009 et 2015 selon l'INSEE. Comment se sont-elles comportées pendant et après la crise COVID ? C'est la réponse qu'a voulu apporter le METI en menant deux études dédiées à la santé de ces ETI.

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Le premier constat est que la crise n'a au final que peu influé sur les trajectoires d'investissement des ETI. En effet, l'étude réalisée par le cabinet Stanwell en partenariat avec l'ILB et le METI montre que 65% d'entre elles n'ont pas modifié leur trajectoire d'investissement entre 2019 et 2021. Cela s'explique par le fait que 70% des ETI à capitaux français relèvent d'une détention patrimoniale. Elles se projettent alors plus dans la durée. « L'exigence de pérennité prime sur celle de rentabilité, et les convictions stratégiques sur les indicateurs financiers. D'où leur détermination à maintenir le cap par gros temps, » note le METI.

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Publié par DAF Magazine le 23 août 2022

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[Investissement] Pacte productif : une étude inédite sur l’investissement des ETI

Dans un contexte international fortement dégradé qui menace de briser la dynamique de relance initiée sur le sol français, cette étude s’intéresse aux décisions d’investissement des ETI et à leur évolution entre l’avant-crise (2019) et la phase de reprise (2021). Capables à la fois de maintenir une trajectoire d’investissement par-delà les aléas et de saisir les opportunités générées par les difficultés, les entreprises de taille intermédiaire ont fait une démonstration d’agilité et confirment leur rôle stratégique dans le pacte productif porté le président de la République.
 
Paris, le 12 juillet 2022 - Deux ans après le lancement de la stratégie “Nation ETI” et le début de la crise de la COVID-19, le cabinet de stratégie Stanwell s’est associé avec l’Institut Louis Bachelier et le METI pour étudier le comportement des ETI en matière de dépenses d’investissement et son évolution entre 2019 et 2021. Alors que les ETI avaient joué le rôle d’”airbags” de l’économie au lendemain de la crise financière de 2008, créant plus de 335.000 emplois entre 2009 et 2015 selon l’INSEE, comment ont-elles fait face à la crise sanitaire et à ses conséquences économiques et sociales ?
 
Les enseignements de cette étude quantitative, réalisée à partir d’un échantillon d’ETI représentatif du réseau du METI et des Clubs ETI, sont de trois ordres :
 
Guidées par une vision de long terme, les ETI ont su allier permanence et adaptation pour traverser la crise
Premier constat : la crise a peu influé sur les trajectoires d’investissement des ETI. En effet, 65% d’entre ellesn’ont pas modifié leur trajectoire d’investissement entre 2019 et 2021. La question du terme est ici essentielle : peu perméables aux tensions financières exercées sur l’économie - 70% des ETI à capitaux français relèvent d’une détention patrimoniale -, les ETI se projettent dans la durée. L’exigence de pérennité prime sur celle de rentabilité, et les convictions stratégiques sur les indicateurs financiers. D’où leur détermination à maintenir le cap par gros temps.
 
Deuxième constat : la crise a mis en exergue leur capacité d’adaptation. En effet, maintenir le cap ne veut pas dire avancer avec des oeillères. Les ETI ont su non seulement se doter des leviers d’agilité nécessaires alors que la distanciation physique était de rigueur, mais aussi saisir les opportunités qui se sont présentées. 35% d’entre elles ont ainsi accru leurs investissements en 2021, par rapport à 2019, pour s’attaquer à de nouveaux besoins ou de nouvelles cibles (induits ou non par la crise) et 31% pour saisir des opportunités de développement à l’international.
 
Certaines ETI ont “surperformé” face à la crise de la COVID-19, révélant les ressorts de l’agilité 
Certes le secteur d’activité a fortement influé sur les performances des ETI durant la crise, mais au sein d’un même secteur certaines se sont imposées comme des championnes de l’agilité face à ce retournement conjoncturel. Les ETI “surperformantes” ont notamment fait preuve d’anticipation : dotées d’une avance d’un à deux ans dans des investissements-clés (ex : digitalisation, verdissement), elles ont mis à profit cette maturité dans le cadre de la crise. Elles ont en particulier fortement accéléré les opérations de croissance externe en 2021 (+40% vs. 2019).
 
De ces résultats ressort ainsi le portrait-type de l’ETI agile : une taille qui offre l’atout de la flexibilité ou de la puissance ; une forte diversification client ; une structure capitalistique patrimoniale ; une vision stratégique privilégiant le long terme ; une anticipation des enjeux structurants, à commencer par celui de la numérisation. Et bien entendu ce cocktail clé : permanence et adaptation.
          
Durant la phase de reprise, les ETI ont donné la primeur à la création de valeur (emplois, R&D, transformation)
En témoigne l’évolution de l’outil de production, qui obéit désormais à des enjeux de croissance plus que de simple renouvellement : 55% des ETI ont ainsi principalement voire essentiellement investi dans la croissance de leur outil de production en 2021, contre 32% en 2019. Cette forte progression est corrélée à l’amélioration de l’écosystème de compétitivité français, accélérée en 2021 par le plan de relance qui prévoit notamment la baisse de 10 Mds€ de fiscalité de production.
 
Cet engagement en faveur de la création de valeur se traduit également en termes de R&D : les ETI y consacrent plus de 3% de leur chiffre d’affaires (vs. 1,45% pour la moyenne des entreprises françaises) et 54% prévoient d’accroître cet effort dans les deux prochaines années. Qui plus est, elles internalisent la majorité de leur R&D, ce qui témoigne de nouveau d’une vision de long terme dans laquelle l’innovation est un levier majeur de développement.
 
Cet état d’esprit a également présidé à l’usage des dispositifs du plan de relance : 52% des ETI les ont mobilisés pour accélérer en matière de développement durable, de formation, ou pour accroître leurs capacités de production voire relocaliser. Elles matérialisent ainsi leur contribution au développement économique et social de long terme du pays. A cet égard, il est aussi à noter que 86% des ETI ont engagé une trajectoire de verdissement. 
 
Philippe d’Ornano, président de Sisley et co-président du METI souligne : « Cette étude confirme que les ETI constituent un atout stratégique majeur pour notre pays. Privilégiant la création de valeur de long terme, elles sont un acteur incontournable du pacte productif inscrit au coeur du nouveau quinquennat. » « Les ETI se sont saisies des opportunités générées par la crise et la relance pour préparer l’avenir, démontrant tout le bénéfice des réformes de compétitivité initiées ces dernières années et qui méritent d’être amplifiées : elles ouvrent en effet la voie du plein emploi », relève Frédéric Coirier, PDG de Poujoulat et co-président du METI.
 
Loïc Suslenschi, Sénior Manager au sein de Stanwell affirme : « L’étude démontre bien l’agilité et la robustesse de certaines ETI, qui ont su profiter des opportunités de cette période de crise afin d’amorcer, de faire évoluer ou de prolonger, un effort d’investissement dans des domaines créateurs de valeur (compétences, outil de production, R&D appliquée…). Cette résilience s’explique en partie par plusieurs facteurs clés tels que le recours au digital, la capacité à réallouer les investissements rapidement pour assurer la continuité de l’entreprise... » « De manière générale, l’étude confirme des convictions fortes et une vision stratégique de long terme des dirigeants, faisant des ETI des acteurs ancrés dans le tissu économique français » soutient Thomas Tugendhat, DG de Stanwell.

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[Financement] Baromètre Palatine-METI du financement des ETI #6

La 6e édition du Baromètre Palatine-METI du financement des ETI démontre que la conjoncture internationale pèse fortement sur l’activité des ETI et la confiance de leurs dirigeants. Celle-ci poursuit sa tendance baissière : près de 37% des dirigeants d’ETI se disent assez ou très inquiets quant aux perspectives de leur entreprise pour les six prochains mois. Ils sont par ailleurs plus de 25% à estimer que la situation de leur secteur d’activité s’est dégradée depuis juin 2021, un chiffre en hausse de 5 points par rapport au précédent Baromètre.
 
La santé financière des ETI est moins solide qu’en 2021
La part des ETI qui voient leur trésorerie s’améliorer a été divisée par deux en trois mois, alors que la part de celles qui voient leur endettement net total se dégrader a progressé de 6 points. 12% des ETI rencontrent également des difficultés compromettant le respect de leurs covenants bancaires, une augmentation de 4 points par rapport à mars. Enfin, 9% des ETI rencontrent ou risquent de rencontrer des difficultés pour rembourser leur PGE, contre 6% précédemment.
 
Les difficultés conjoncturelles s’intensifient, augmentant légèrement les besoins de financement
La moitié des dirigeants ressentent davantage les effets de la conjoncture par rapport au 1er trimestre, et même 2 dirigeants sur 3 s’agissant des prix de l’énergie. Ce sont les problèmes de recrutement (rapportés par 97% des ETI) et la hausse des prix des matières premières (91%) qui arrivent en tête des difficultés rencontrées. Ces difficultés ont un impact sur l’activité de 90% des ETI, sur la rentabilité de 87% d’entre elles et sur les projets d’investissements de 63% d’entre elles. Pour y faire face, 86% des ETI répercutent tout ou partie des hausses de coûts sur leurs prix de vente. Elles sont aussi plus nombreuses, par rapport à mars dernier, à faire appel aux crédits complémentaires.
 
La dynamique d’investissement des ETI demeure toutefois soutenue
Les projets de croissance externe restent d’actualité pour 53% des ETI (vs. 54% en mars), financés, pour les 2/3, par endettement. Des projets de croissance organique sont en cours ou envisagés par 60% des ETI (vs 76% en mars dernier), financés pour les 2/3 par des ressources financières propres. Ces investissements concernent la France pour l’immense majorité. Ils devraient donner lieu àdes créations d’emplois significatives : 50 emplois a minima pour les projets de croissance organique de 5 ETI sur 10 et pour les projets de croissance externe de 3 ETI sur 10.
 
Patrick Ibry, directeur général délégué, Banque Palatine :
« Après un rebond constaté depuis mars 2021, la dynamique d’investissement des ETI est perturbée aujourd’hui par une conjonction exceptionnelle d’événements économiques et géopolitiques. Toutefois, nous sommes loin de craindre un arrêt brutal des investissements ou de leur activité. La plupart des ETI sont dans une situation financière saine et conservent leur capacité de développement. D’ailleurs, 2 sur 3 envisagent de financer leurs opérations de croissance externe par un endettement. En cette période clé, se faire accompagner par un partenaire financier de confiance est un gage supplémentaire de réussite de leurs projets. »
 
Frédéric Coirier, PDG du groupe Poujoulat et co-président du METI :
« Cette nouvelle édition confirme que les difficultés sont inscrites dans la durée et dégradent de plus en plus la situation financière des ETI. La trajectoire d’investissement résiste encore mais pour qu’elle ne finisse pas par ralentir, il est impératif d’envoyer un signal positif à l’attention des entreprises en poursuivant le redressement compétitif du site France. L’amplification de la baisse des impôts de production permettrait de redonner des marges aux ETI pour mener à bien leurs projets d’investissement et de création d’emplois. »