Paris, le 5 juin 2026


Cinq organisations représentant et fédérant les entreprises du Mittelstand européen co-signent un courrier à l’attention des institutions européennes et de leurs autorités nationales pour demander un « stop-the-clock » sur la directive européenne relative à la transparence salariale. À la veille de l’expiration du délai imparti pour la transposition, le 7 juin 2026, elles alertent sur les conséquences en cascade d’une directive dont l’objectif initial menace une fois de plus d’être dévoyé par les modalités de mise en œuvre : complexité et surcoût, détérioration du dialogue social et judiciarisation des relations de travail, désincitation à la performance et à la productivité, etc.

Ces entreprises de l’économie réelle, ancrées localement tout en étant très exposées à la concurrence internationale, ne sont plus en mesure d’absorber un nouveau choc de complexité et une nouvelle dégradation de leur compétitivité. Elles donnent de la voix pour que ce tsunami normatif cesse enfin : l’Union européenne ne peut pas s’être donnée comme priorité la simplification, avoir révisé en urgence les directives sur le reporting extra-financier CSRD et CS3D, pour imposer la directive Transparence salariale quelques mois après. Il faut suspendre la transposition et simplifier drastiquement dans le cadre d’un Omnibus, comme pour la CSRD et la CS3D.