Depuis le début du confinement, la plupart des ETI industrielles ont fortement ralenti leur activité. Certaines ont fermé leurs sites de production, d'autres fonctionnent en mode dégradé. Malgré les soutiens des pouvoirs publics, des tensions demeurent.

La crise sanitaire met en lumière la forte dépendance à l'Asie de nombreuses activités clés. Et renforce la volonté des acteurs politiques et économiques d'accélérer la relocalisation de certaines industries. Aujourd'hui, plus qu'hier, la French Fab est dans toutes les têtes pour envisager l'« après ». Et pour préparer l'après-Covid-19, les entreprises de taille intermédiaire (ETI) de l'industrie française font front commun.

Sans surprise, le confinement a un impact majeur sur l'activité des ETI industrielles. Celles-ci anticipent une chute de - 58 % de leur chiffre d'affaires à fin avril, une diminution de - 40 % des carnets de commandes ces trois prochains mois, ainsi qu'un recul de - 35 % de leurs exportations, d'après une enquête réalisée par le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI, ex-Asmep) auprès de 800 ETI interrogées par Internet les 9 et 10 avril 2020. « C'est brutal et douloureux. Même si beaucoup d'entre elles se sont organisées, l'impact de cette crise est très fort », souligne Alexandre Montay, délégué général du METI. Parmi les secteurs les plus touchés se trouvent l'automobile, la métallurgie, la mécanique machines, l'aéronautique ou encore l'électronique.

Publie par Jennifer Matas

Les Echos le 22 avril 2020