Dans une tribune parue ce mardi 28 avril, Philippe d’Ornano, co-président du METI et président de Sisley, met en lumière un angle mort du débat économique : celui de la taxation réelle des investisseurs et entrepreneurs.

Il rappelle que le débat économique souffre de raisonnements qui paraissent structurés, mais reposent sur des prémisses fausses : l’idée selon laquelle les investisseurs et entrepreneurs seraient moins taxés que les salariés en fait partie. Et pourtant, la France est le pays de l’OCDE qui taxe le plus ses entreprises comme ses particuliers.

Lorsqu’un projet réussit, la fiscalité est massive : plus de 70 % de la valeur créée par la prise de risque est captée par l’impôt. Et ce, alors même que l’investisseur mobilise des capitaux sans aucune garantie de succès : en 2025, 70 000 entreprises ont cessé leur activité.

Cette fiscalité quasi confiscatoire dissuade l’investissement – avec des conséquences en chaîne sur l’emploi, l’activité, et les recettes fiscales qui financent notre modèle social. En faisant peser une charge excessive sur ceux qui investissent, ce sont tous les Français qui en subissent les conséquences.

Publication par Les Échos le 28 avril 2026