[Le Figaro] Les ETI revendiquent leurs engagements sociétaux

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[Publication] Les ETI, pièces-maîtresses de la transformation environnementale du tissu productif français

Alors que la nécessité et l’urgence de la transition écologique font consensus, une étude inédite, réalisée par le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI) en partenariat avec le cabinet (RE)SET, dresse un état des lieux sur le “verdissement” des ETI : vision de long terme, position stratégique sur les chaînes économiques, capacité d’entraînement d’un écosystème de prestataires et de fournisseurs locaux, agilité dans la transformation, les ETI ont tous les atouts pour devenir les pièces maîtresses de la transformation environnementale du tissu productif français.

Les enjeux de transition écologique impliquent une transformation profonde et rapide du tissu productif français. Les décisions de politique économique intègrent désormais systématiquement cet impératif et se traduisent notamment par des plans d’investissement visant au verdissement de l’industrie et à l’essor des technologies vertes. Plus récemment, le projet de loi “Réindustrialisation verte” piloté par le ministre de l’Economie, des Finances de la Souveraineté industrielle et numérique et le ministre délégué chargé de l’Industrie, en coordination avec le président de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, démontre la mobilisation de la puissance publique.
 
Les ETI, entreprises de long terme, soucieuses de la durabilité des écosystèmes locaux et de la pérennité du tissu industriel français, ont pris depuis plusieurs années le virage écologique et attestent aujourd’hui d’une trajectoire de transformation ambitieuse. C’est le principal enseignement d’une étude menée de juillet à décembre 2022 auprès de plus d’une centaine de dirigeants du réseau du METI et des Clubs ETI régionaux et analysant près de 150 items de la transformation environnementale.
 
Cette étude sans précédent permet de poser un diagnostic objectif sur la maturité et les atouts de cette catégorie d’entreprises, mais aussi les difficultés rencontrées en matière de transformation environnementale. Cet état des lieux est d’autant plus précieux que la transformation environnementale des ETI conditionne celle de toute une chaîne économique, de fournisseurs et sous-traitants, qui structure leurs territoires d'implantation.
 
Ainsi, le premier constat concerne l’état d’esprit des dirigeants d’ETI : celui-ci se veut convaincu et volontariste. En effet, 73% des dirigeants d’ETI sont conscients que les enjeux environnementaux mettent en danger leur modèle d’affaires à un horizon très proche (pour 1/3 des ETI, dans les deux ans à venir) s’ils n’agissent pas. Transformer leur entreprise est donc non seulement indispensable mais constitue même une opportunité, 77% des ETI considérant qu’elles vont en tirer un avantage compétitif majeur.

Les ETI identifient quatre risques principaux motivant leur transformation : le mur des coûts (énergie, matières premières obéissant à une tendance inflationniste) ; l’évolution du cadre réglementaire (loi Climat et Résilience, directive européenne sur le reporting extra-financier - CSRD, etc.) ; les attentes croissantes des parties prenantes (notamment : clients et donneurs d’ordre) ; la concurrence internationale et, singulièrement, européenne (des pays comme l’Allemagne, le Danemark ou la Suède étant perçus comme plus avancés).
 
Face à ces risques, les ETI ont initié des actions structurantes. A titre d’exemple, 2/3 des ETI de moins de 500 salariés ont réalisé ou prévu de réaliser un bilan carbone alors qu’elles n’y sont pas légalement tenues. 84% des ETI ont mis en place des leviers de verdissement de leur consommation énergétique et 92% des ETI industrielles des mesures pour diminuer leur consommation en eau. 75% des ETI intègrent des critères environnementaux dans leur politique achat.
 
Sous l’effet de ces actions structurantes, le verdissement des processus industriels se trouve donc aujourd’hui à un point de bascule : 3/4 des ETI industrielles ont investi dans le verdissement de leur appareil de production. Le verdissement de l’offre constitue désormais la nouvelle frontière : près d’1 ETI sur 2 a mis en place une démarche d’éco-conception pour ses produits et/ou services. Les enjeux de transformation impliquent que celle-ci devienne majoritaire.

L’accélération de la transformation environnementale de cette catégorie d’entreprises exige de lever un certain nombre de freins. Le premier d’entre eux concerne l’écosystème de compétitivité : les ETI ne pourront pas réaliser les investissements nécessaires sans la confirmation et la poursuite de l’alignement compétitif du site France sur la moyenne européenne (notamment : fiscalité de production, coût du travail qualifié). En effet, les investissements nécessaires sont colossaux (de l’ordre de 25 M€ en moyenne sur 2 à 3 ans).

Le deuxième frein concerne la norme et son évolution qui créent non seulement de l’instabilité et donc de l’insécurité mais aussi engendrent un coût significatif pour les ETI. En particulier, l’entrée en vigueur de la CSRD, si elle n’obéit pas au principe de proportionnalité, risque de constituer un choc de complexité tel qu’il absorberait une partie des moyens qui auraient dû être consacrés au verdissement des processus et de l’offre. Parmi les autres freins significatifs : l’accès au financement, jugé souvent complexe et/ou inadapté aux ETI et l’accès aux compétences, ces dernières étant à la fois coûteuses et rares.

Pierre-Olivier Brial, vice-président du METI et pilote de la taskforce Transformation environnementale, souligne : “Ces freins méritent d’être levés sans délai car notre étude valide une intuition : la transformation environnementale de notre économie passe par celle des ETI. C’est pourquoi nous travaillons à présent sur un plan d’action qui sera déployé de façon partenariale, à la fois avec la puissance publique et les Clubs ETI régionaux, afin de produire un “choc de compétitivité verte”. L’enjeu est de taille : donner un vrai coup d’accélérateur à la transformation des ETI afin de doter notre pays d’un atout compétitif majeur en vertu de son excellence environnementale.”

 

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[Les Échos] Redressement compétitif : prendre en compte le retour sur investissement !

Il faudrait réintroduire la notion de « retour sur investissement » de la baisse de la fiscalité des entreprises, estiment les co-président du METI Frédéric Coirier et Philippe d'Ornano. Les mesures récentes ont permis de relancer la dynamique industrielle et par conséquent d'accroître les recettes fiscales.

La fin du « quoi qu'il en coûte » et de l'argent magique font revenir dans le débat public l'appel lancinant en faveur de hausses d'impôts. Les retraites, le pouvoir d'achat, les services publics ou la transition écologique sont autant de bonnes raisons invoquées, comme si cette recette, si souvent utilisée en France, avait pu produire un jour des effets positifs sur l'économie ou sur l'emploi.

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Publié par Les Echos le 22 mars 2023

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[Transmission] Nouvelle étude KPMGxMETI “ETI La Relève”

A l’occasion des 20 ans du Pacte Dutreil en 2023, KPMG en France et le METI publient la 2ème édition de leur étude consacrée à la transmission des ETI familiales en France.

Mise à jour et enrichie notamment d’une interview de Renaud Dutreil, « ETI, La Relève. 10 ans pour re-générer le tissu des ETI françaises par une transmission réussie » appelle à la mise en place d’une véritable politique économique de la transmission d’entreprises. Avec une ETI sur deux amenée à changer de dirigeant dans les 10 prochaines années, cette analyse invite à faire de la transmission un véritable enjeu de société qui mérite un large consensus.

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[BFM Business] Grands Prix des ETI 2023

Les Grands Prix des ETI sont de retour en 2023 ! Organisés par BFM Business et la Banque Palatine, avec le soutien institutionnel du METI, ils récompensent les plus belles réussites des entreprises de taille intermédiaire françaises.

Cette nouvelle édition mettra à l'honneur des ETI dans six catégories : Actionnariat familial ; Economie du sport ; Innovation ; Made in France ; Présence à l'international ; RSE.

La cérémonie de remise des prix aura lieu le 11 septembre prochain sur BFM Business

Les candidatures sont ouvertes jusqu'au 10 mars ; postulez dès à présent !